Affaire Benalla : "Nous voulons que toute la vérité soit faite les manques, les erreurs et les fautes. Toute la vérité, mais rien que la vérité."

Affaire Benalla : "Nous voulons que toute la vérité soit faite les manques, les erreurs et les fautes. Toute la vérité, mais rien que la vérité."

Affaire Benalla : « Nous voulons que toute la vérité soit faite les manques, les erreurs et les fautes. Toute la vérité, mais rien que la vérité. »

Lors de la séance de questions au gouvernement, Marc Fesneau s'est adressé au Premier ministre au sujet de "l'affaire Benalla". Le président du groupe Mouvement Démocrate et apparentés a appelé à ce que les fautes, qui seront déterminées par les enquêtes en cours, soient jugées de manière impartiale et sans concession. Il a rappelé, également, qu'elles ne pouvaient compromettre ni tous les hommes, ni toutes les institutions, notamment l'institution policière dont on connaît le sens du devoir.

Retrouvez le texte et la vidéo de sa question, ainsi que la réponse du Premier ministre :

 

[Seul le prononcé fait foi]

Au fil de l’actualité de ces derniers jours, notre République et nos institutions ont démontré leur solidité face à la révélation de comportements graves et leur capacité à y faire face.

Disons-le sans aucune ambiguïté : la faute de quelques hommes, dont les enquêtes en cours détermineront la part de responsabilité, doit être jugée de manière impartiale et sans concession, et nous pouvons en cela faire confiance à la justice.

Pour autant, je le dis avec la même conviction : la faute d’un homme ne peut pas les compromettre tous. Elle ne le peut, ni des hommes, ni des institutions, ni de l’institution policière dont on sait le sens du devoir, ni de celle dont nous sommes les membres, l’Assemblée nationale. Et en dépit de ce que peuvent dire ceux qui ne cherchent que les confrontations stériles, notre assemblée a pris ses responsabilités en décidant de réunir une commission d’enquête.

Notre groupe souhaite que la vérité, toute la vérité, soit faite sur les manques, les travers, les erreurs et les fautes des uns et des autres. Mais je le dis à l’opposition, rien que la vérité ! Pas celle qui sert aux intérêts, pas celle qui vous arrange, mais celle qui respecte l’État de droit et la démocratie.

Et elle le sera.

Elle le sera car tout a été fait, avec diligence et méthode, dans le respect de nos institutions. Et nous connaîtrons la vérité. Il reviendra alors à l’exécutif de tirer toutes les conclusions qui s’imposent.

Reste le sujet politique qui nous appartient. L’exigence qui est celle du groupe Mouvement démocrate et apparentés est plus que jamais d’actualité : elle est celle de la clarté des responsabilités, de l’exigence de rigueur et de tenue dans l’exercice du pouvoir, sans quoi tout pouvoir s’épuise et se nuit.

Il est en ce sens absolument nécessaire que notre Assemblée puisse reprendre son travail sereinement, sans que ne plane à nouveau le risque de l’obstruction.

Nous aurons à reprendre, le moment venu, l’examen de la réforme constitutionnelle pour justement poursuivre le rééquilibrage nécessaire des institutions dont nous voyons à quel point il est vital. C’est à la fois notre responsabilité de parlementaire et notre devoir de citoyen.

Parce que rien n’est possible sans les hommes, et rien n’est durable sans les institutions.

Monsieur le Premier ministre, comment le gouvernement compte-t-il participer au rétablissement de la sérénité et de la confiance une sein de tous les bancs de notre assemblée ?

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