Communiqué suite au vote du Parlement britannique contre l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne le 15 janvier

Communiqué suite au vote du Parlement britannique contre l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne le 15 janvier

Communiqué suite au vote du Parlement britannique contre l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne le 15 janvier

Paris, le 15 janvier 2019
Ce soir, les députés britanniques de la Chambre des Communes ont voté massivement contre l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE, approuvé par les deux parties en novembre dernier. Ce vote, s’il était attendu, fait peser un véritable risque de retrait du Royaume-Uni de l’UE sans qu’aucun accord n’ait été trouvé pour l’établissement de futures relations sereines, en particulier sur le plan économique, et pour la préservation des droits des citoyens européens et britanniques. D’ici le 29 mars prochain, date de stricte séparation entre le Royaume-Uni et l’UE, nous appelons les deux parties à identifier in extremis une solution de compromis dans l’intérêt des peuples.
Mais ce vote est surtout le signe d’une profonde ligne de fracture qui s’est établie au lendemain du référendum de juin 2016 et qui s’est renforcée depuis au sein du peuple britannique, se traduisant tant dans la décision de leurs représentants ce soir que dans les récents sondages (en novembre dernier, plusieurs sondages officiels montraient qu’en cas de nouveau vote, le Royaume-Uni voterait pour rester au sein de l’UE avec une majorité de 54 % des voix contre 46 % en faveur du retrait).
Alors si nous devons respecter la décision des parlementaires et du peuple britanniques, nous ne pouvons que regretter ce vote qui ouvre une nouvelle période d’incertitudes, aussi bien outre-manche qu’au sein de l’Union européenne.
Si ce vote britannique constitue une difficulté supplémentaire, il doit avant tout constituer un tournant dans notre action et dans la façon dont nous voulons reconstruire l’Europe pour tirer les enseignements d’un « Brexit » ravageur. Et c’est là le sens des travaux que le Président Emmanuel Macron, le Gouvernement et la majorité présidentielle, mènent depuis dix-huit mois avec des avancées concrètes attendues de longue date sur différents sujets : travailleurs détachés, renforcement de la zone euro avec la perspective d’un budget propre, protection des données personnelles, mais aussi un nouveau traité de coopération ambitieux entre la France et l’Allemagne qui sera signé le 22 janvier prochain à Aix-la-Chapelle.
Face aux doutes et aux incertitudes, nous sommes convaincus que c’est dans une action résolument engagée pour un renouveau du projet européen que nous pourrons réconcilier les peuples avec l’idée européenne. L’Europe que nos grands-parents ont imaginée et que nos parents ont développée, c’est à nous aujourd’hui de la défendre et de la réinventer.

Sylvain Waserman

Vice-président de l’Assemblée nationale et Député Modem du Bas-Rhin

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