Effondrement d'immeubles à Marseille - Question au gouvernement de Mohamed Laqhila

Effondrement d'immeubles à Marseille - Question au gouvernement de Mohamed Laqhila

Effondrement d’immeubles à Marseille – Question au gouvernement de Mohamed Laqhila

Lors de la séance de questions au gouvernement, Mohamed Laqhila a interrogé Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, au sujet de l'effondrement de trois immeubles à Marseille, et a demandé au gouvernement quelles mesures d'urgence, notamment en termes de rénovation urbaine, pouvaient être envisagées.

[Seul le prononcé fait foi]

Monsieur le président,

Mes chers collègues,

Ma question s’adresse à monsieur Julien DENORMANDIE, -MINISTRE AUPRÈS DE LA MINISTRE DE LA COHÉSION DES TERRITOIRES ET DES RELATIONS AVEC LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES, CHARGÉ DE LA VILLE ET DU LOGEMENT-.

En France en 2018 des immeubles s’effondrent en plein centre-ville.

A Marseille, deuxième ville de France, ex-capitale européenne de la Culture, des gens meurent encore sous les décombres d’immeubles insalubres.

« L’Horreur » titrait aujourd’hui le journal La Provence après l’effondrement de trois immeubles dans un des quartiers les plus pauvres de la Ville. Les riverains décrivent une situation de guerre, comparant ces effondrements à des bombardements, à des déflagrations.

Les dernières fouilles font état d’un corps retrouvé mort et le bilan risque de s’alourdir au fur et à mesure qu’elles continueront.

Ayons d’abord une pensée pour les victimes et leurs proches touchés par ce drame.

Je tiens également à saluer le travail et l’intervention de nos forces de sécurité et de police, des marins-pompiers de Marseille et du SDIS, qui se sont mobilisés dès les premières minutes malgré des conditions météo très difficiles.

Mais cette catastrophe était-elle vraiment imprévisible ? Elus, logeurs, experts, tous vous diront qu’ils savaient que ça arriverait… car les immeubles s’écroulent comme des châteaux de cartes depuis 1960 à Marseille.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

- 40 000 appartements et près de 100 000 marseillais seraient concernés par l’insalubrité et l’habitat dégradé.

- ET près de 6 000 des 20 000 copropriétés phocéennes sont qualifiées de fragiles.

Vous avez annoncé les mesures prises par le gouvernement en faveur de la transformation des propriétés vétustes. Notre majorité avait d’ailleurs voté dans la loi de finances pour 2018 le doublement de l’ANRU à hauteur de 10 milliards d’euros.

Il y a urgence et il en va de la dignité humaine de nos concitoyens… la catastrophe d’hier à Marseille en est la preuve. Alors pourquoi tant de lenteur ? Combien de personnes devront encore être sacrifiées pour pousser les acteurs concernés à entreprendre rapidement des travaux de rénovation urbaine et les destructions d’envergure dans les territoires concernés?

Quelles mesures d’urgence pour lutter contre ce fléau qui encore en 2018, en France, tue les plus démunis ?

 

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