"En 2017, l’effectif total des gynécologues s’élève à 1136 praticiens pour 28 millions de femmes en âge de consulter !"

"En 2017, l’effectif total des gynécologues s’élève à 1136 praticiens pour 28 millions de femmes en âge de consulter !"

« En 2017, l’effectif total des gynécologues s’élève à 1136 praticiens pour 28 millions de femmes en âge de consulter ! »

Lors de la séance de questions au gouvernement, Maud Petit a alerté Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, au sujet de la pénurie de gynécologues en France. Insistant sur l'absence totale de gynécologue dans certains départements métropolitains et d'Outre-Mer, la députée du Val-de-Marne a appelé l'exécutif à mettre en place des solutions urgentes pour augmenter les places de formation en gynécologie médicale.

Retrouvez la vidéo et le texte de sa question, ainsi que la réponse de la ministre :

 

[Seul le prononcé fait foi]

La gynécologie médicale concerne le suivi gynécologique d'une femme tout au long de sa vie : prévention, contraception, information sur les IST (Infections sexuellement transmissibles), stérilité, IVG. 

Le gynécologue médical est le spécialiste avec lequel la patiente établit une relation de confiance, spécifique et primordiale pour un suivi efficace. Il est le médecin de l'intime. 

 En 1987 pourtant, cette filière est fermée : Elle rouvre en 2003 grâce à une forte mobilisation.

Hélas, en 15 ans, le mal a été fait :  Au 1er janvier 2017, l’effectif total des gynécologues médicaux s’élève à 1136 praticiens.  1136 pour 28 millions de femmes en âge de consulter !

62 % d’entre-eux ont 60 ans et plus. En 10 ans, 809 gynécologues ont cessé d’exercer :  une diminution de 41,6% des effectifs, selon l’Ordre des médecins. 

Dans 6 départements métropolitains, il n’y aucun gynécologue médical.  En outre-mer, il n'y a aucun praticien en Guyane, à Mayotte, à Saint-Pierre-et-Miquelon ou à Wallis et Futuna. 

Sur le terrain, la pénurie se ressent : des mois pour un rendez-vous, des consultations parfois éloignées du domicile… Alors, des femmes renoncent à se soigner.  Les récentes campagnes pour la prévention des cancers du sein et du col de l’utérus soulignent pourtant l’importance d’un suivi régulier.

Les généralistes ou les sages-femmes ne sont pas assez formés à la maladie et aux autres événements de la vie de femme pour suppléer le gynécologue. 

Depuis 2003, le rétablissement de la formation diplômante a ouvert un certain nombre de postes d’internes : 20 en 2003, 70 en 2017 :  insuffisant pour pallier la pénurie actuelle et les futurs départs en retraite.

Insuffisant, car en 2018, le nombre de places d’internat ouvert diminue encore : plus que 64 places ! 

Pourquoi un tel choix ? 

Madame la ministre, il faut des solutions urgentes pour augmenter les places de formations d’étudiants en gynécologie médicale. Faisons en sorte que cette spécialité, indispensable à la santé des femmes, ne devienne pas une inégalité de plus.  

 

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