Fin de vie : "Cette question est complexe car elle fait appel à ce que nous avons de plus intime dans nos croyances et convictions"

Fin de vie : "Cette question est complexe car elle fait appel à ce que nous avons de plus intime dans nos croyances et convictions"

Fin de vie : « Cette question est complexe car elle fait appel à ce que nous avons de plus intime dans nos croyances et convictions »

Lors de la séance de questions au gouvernement, Patricia Gallerneau a interrogé Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, au sujet des débats autour de la fin de vie ouverts par les états généraux de la bioéthique. La députée de Vendée a notamment mis en avant le paradoxe opposant "ceux qui souhaitent voir la mise en place d’une légalisation de l’assistance au suicide ou de l’euthanasie, et ceux qui veulent laisser plus de temps à l’application de la loi Claeys-Leonetti afin qu’elle donne sa pleine mesure".

Retrouvez la vidéo et le texte de sa question, ainsi que la réponse de la ministre :

 

[Seul le prononcé fait foi]

Conformément à ses engagements, le gouvernement devra présenter d’ici la fin de l’année un texte qui tirera les leçons des Etats Généraux de la bioéthique, dont l’avis sera rendu début juillet.

La consultation citoyenne s’est terminée le 5 juin dernier. Chacun a pu s’exprimer sur des sujets divers, allant du don d’organes à l’intelligence artificielle. La question de la fin vie fut l’une de celles qui généra le plus de contributions, montrant la forte mobilisation de nos concitoyens sur ce sujet.  

Cette question est complexe car elle fait appel à ce que nous avons de plus intime dans nos croyances et convictions. L’Europe, qui repose pourtant sur un socle de valeurs communes, a des législations internes très différentes à ce sujet. Si la Suède, par exemple, autorise les deux types d’euthanasie, le Portugal les condamne. 

Le résultat de cette consultation, ainsi que l’avis du Conseil économique social et environnemental ont permis de démontrer que la société actuelle penche en faveur d’une évolution législative sur la fin de vie.

De plus, on s’accorde à dire que l’insuffisance des soins palliatifs dans notre pays est à l’origine de beaucoup des souffrances dont se plaignent les patients. Le rapport rendu public le 4 juin dernier le souligne, « chacun attend des évolutions fondamentales en matière de pratiques pour combattre le « mal mourir » en France ».

Il y a ceux qui souhaitent voir la mise en place d’une légalisation de l’assistance au suicide ou de l’euthanasie, et il y a ceux qui veulent laisser plus de temps à l’application de la loi Claeys-Leonetti pour donner sa pleine mesure. Madame la Ministre, selon quel calendrier notre assemblée pourrait-elle s’emparer de ce sujet afin de le traiter de façon sérieuse et éclairée ?

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