"Pour que la profession d'enseignant redevienne ce qu’elle n’a finalement jamais cessé d’être : le plus beau métier du monde"

"Pour que la profession d'enseignant redevienne ce qu’elle n’a finalement jamais cessé d’être : le plus beau métier du monde"

« Pour que la profession d’enseignant redevienne ce qu’elle n’a finalement jamais cessé d’être : le plus beau métier du monde »

Lors de la séance de questions au gouvernement, Géraldine Bannier a interrogé Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, au sujet du manque d'attractivité du métier d'enseignant, dont témoigne le faible nombre d'admissibles aux différents concours de l'enseignement.

 

[Seul le prononcé fait foi]

La pénurie d’enseignants se confirme à l’heure des admissibilités aux concours.

Cette année encore, le nombre d’admissibles aux concours laisse d’ores et déjà prévoir un nouveau déficit d’enseignants ; ainsi, dans le primaire, on manquera encore d’enseignants dans certaines académies comme Créteil et Versailles.

Pour le secondaire, la situation n’est pas meilleure : on compte 1770 admissibles en mathématiques pour 1183 postes ; 1390 admissibles en lettres modernes pour 1040 postes ; 105 admissibles en Lettres classiques pour 183 postes. Au total, plus de 10 000 postes non pas été pourvus dans le secondaire entre 2008 et 2015.

La cour des comptes, dans son référé du 4 juin, recommande de changer la place du concours de recrutement avec des épreuves d’admissibilité en fin de licence et des épreuves d’admission fondées sur des enseignements de professionnalisation en cours de première année de master. Vous y avez répondu favorablement, indiquant l’ouverture d’un chantier spécifique de réflexion sur le pré-recrutement. Mais cela suffira-t-il ?

Il faut impérativement que la société entière se saisisse du problème et qu’à nouveau chacun accorde sa confiance au monde enseignant... Je n’ai vu, dans l’immense majorité des cas, tout au long de ma carrière, que des enseignants consciencieux, déplacés souvent jeunes loin de leur région d’origine, très volontaires et conscients de leur responsabilité face à des publics à qui ils donnent tout ce qu’ils peuvent.

Comment dès lors améliorer leurs conditions d’exercice, l’attractivité de la profession, pour que ce métier, certes exigeant, redevienne aux yeux des futurs étudiants ce qu’il n’a finalement jamais cessé d’être : le plus beau métier du monde.

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