"L’échouage des algues sargasses n’est toujours pas considéré comme une catastrophe naturelle"

"L’échouage des algues sargasses n’est toujours pas considéré comme une catastrophe naturelle"

« L’échouage des algues sargasses n’est toujours pas considéré comme une catastrophe naturelle »

Lors de la séance de questions au gouvernement, Justine Benin a interpellé Nicolas Hulot, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, au sujet des vagues successives d'échouages d'algues sargasses sur le littoral antillais. Alors que la Guadeloupe connaît ces jours-ci une nouvelle invasion sans précédent, la députée de Guadeloupe a également insisté sur la gravité et l'intensité de ce nouveau phénomène, appelant l'exécutif à être à la hauteur de ce défi.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire a alors regretté que la métropole ait, en amont, sous-estimé l'ampleur et la gravité de la situation et a donc garanti la mise en place de nouvelles mesures d'urgence à échelle locale ainsi qu'un nouveau "plan Sargasse" national co-piloté par Annick Girardin, Agnès Buzyn, Gérard Collomb et Nicolas Hulot - qui sera annoncé dans le détail dans le courant du mois de juin.

Retrouvez la vidéo et le texte de la question de Justine Benin, ainsi que la réponse du ministre :

 

[Seul le prononcé fait foi]

Depuis plusieurs années, les Antilles et la Guyane font face à des vagues successives d'échouages d'algues sargasses sur leur littoral.  Et nous vivons ces jours-ci une invasion sans précédent de l’arc antillais et plus singulièrement de l’archipel de la Guadeloupe.

Ces algues brunes, en s'amoncelant et en séchant, dégagent de l'hydrogène sulfuré qui entraîne des problèmes de santé pour la population, de mortalité sur la faune marine et des dégradations sur le mobilier et l'habitat à proximité. De nombreux établissements scolaires sont délocalisés par précaution après la multiplication des malaises. Des entreprises sont au bord de la faillite et une grande partie de l’économie touristique en est affectée. Encore récemment, l’île de La Désirade et l’île de Terre de Bas, au large de la Guadeloupe, sont restée isolées durant plusieurs jours.

Aussi, en dépit de leurs conséquences dévastatrices, en termes de santé publique, de nuisances environnementales et de préjudices économiques, l’échouage massif des algues sargasses n’est toujours pas considéré comme une catastrophe naturelle.

Mes Chers Collègues, s’il est vrai que ce Gouvernement a mis en place un plan « sargasse », il n’en demeure pas moins vrai que celui-ci apparaît largement insuffisant eu égard à la gravité et l’intensité nouvelle de ce phénomène naturel.

Monsieur le Ministre, mes interrogations sont celles des Antillais, et plus singulièrement des Guadeloupéens, qui crient leur désarroi et leur souffrance.

  • Aussi, je souhaiterais que vous nous précisiez le calendrier de mise en œuvre du plan sargasse annoncé par le Gouvernement le 4 mai dernier ? 
  • Je souhaiterais également connaitre l’état d’avancement de la recherche scientifique sur les impacts sanitaires et environnementaux ?
  • Enfin Monsieur le Ministre, cette question est certainement la plus cruciale : le Gouvernement est-il prêt à franchir un pas historique en reconnaissant l’état de catastrophe naturelle et ainsi apporter une réponse à la hauteur du défi qui s’offre à nous ? 

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