Mesures d'urgence économiques et sociales - Patrick Mignola

Mesures d'urgence économiques et sociales - Patrick Mignola

Mesures d’urgence économiques et sociales – Patrick Mignola

Explication de vote de Patrick Mignola, Président du groupe Mouvement Démocrate et apparentés et député de Savoie, sur le projet de loi portant mesures d'urgence économiques et sociales, adopté à l'Assemblée nationale le 21 décembre 2018.

 

Seul le prononcé fait foi,

Merci Monsieur le Président,

Mesdames les Ministres,

Chers collègues

 

Il y aura dans cette législature, dans laquelle nous avons l’honneur de siéger, et dans ce mandat du Président de la République, certainement quand les livres d’Histoire écriront dans quelques années ce que nous avons vécus, pas vos propos, pas les miens, parce que les uns et les autres nous ne faisons que contribuer un peu à l’histoire, mais il y aura dans ce qui sera relevé, dans cet épisode des gilets jaunes, cet épisode de la société, un mot qui a été prononcé par Mme Autain tout à l’heure, c’était « enfin ».

Enfin une partie du peuple, qui s’était senti invisible, s’est levé. Enfin une partie du peuple, qui s’était senti oublié par la mondialisation, a voulu se montrer. Et peut-être que dans la suite de l’Histoire qui sera écrite dans les mêmes livres d’Histoire, il y aura d’autres parties du peuple.

Hier pour les policiers, demain pour la santé, dans l’enseignement, chez les classes moyennes, chez ceux qui contribuent le plus à la vie du pays, au bien public, aux premiers biens de ceux qui n’ont rien, il y aura les contestations qui sont issues de 20 ou 30 ans de renoncement.

Parce que oui, nous reconnaissons notre part. Depuis 18 mois, oui nous prenons notre part, Président Jacob, mais nous devons tous prendre notre part ! Vous aussi, à droite de cet hémicycle ! Vous aussi, à gauche de cet hémicycle ! Quand le monde a dépassé les hommes alors les hommes qui sont élus doivent savoir se remettre en cause.

Et si nous sommes ici, si le Président Macron est Président de la République, si nous sommes députés et je pense en particulier aux néo-députés, c’est justement parce que, un jour, ceux qui se sont sentis tellement oubliés, tellement dépassés, ont voulu qu’enfin, la démocratie représentative les représente, eux aussi.

C’est la raison pour laquelle nous pouvons être fiers d’avoir passé 15 heures à discuter de ces mesures d’urgence. Parce qu’il ne s‘agit pas dans cette situation historique, de chercher des coupables. Vous trouvez tous des coupables ! Vous trouvez même des coupables pour ne pas assez appliquer les orientations données par le Président de la République ! Et effectivement, comme l’a dit mon collègue Gilles Legendre, ce n’est pas le moindre des paradoxes que vous soyez, désormais après l’avoir tant et tant critiqué depuis 18 mois, des propos du Président de la République les meilleurs thuriféraires.

Mais nous ne cherchons pas des coupables, nous cherchons des solutions, parce que sur les ronds-points on ne cherche pas des coupables, on cherche des solutions. Et donc, quand on vit un moment d’histoire, on l’aborde avec humilité, et on l’aborde avec responsabilité. Cette responsabilité, ce sera aujourd’hui de voter des mesures d’urgence, qui peuvent être imparfaites, qui peuvent être critiquées, parce que c’est ça le théâtre politique, c’est normal que l’opposition s’oppose et cette majorité votera comme l’opposition s’est opposée.

Mais l’important reste devant nous, c’est ce que nous écrirons et comment nous écrirons les futures pages du livre d’histoire que nous avons commencé à ouvrir.

 

Je vous remercie.

 

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