OK Google ! Nous ne céderons pas à l’intimidation

OK Google !  Nous ne céderons pas à l’intimidation

OK Google ! Nous ne céderons pas à l’intimidation

Paris, le 25 septembre 2019

 Le 24 juillet 2019, le Parlement a créé de nouveaux droits permettant à la presse d’obtenir une plus juste répartition de la valeur créée par ses articles sur le net.
Google a annoncé aujourd’hui reconnaître ce droit, mais demande aux éditeurs et aux agences de presse de le céder gratuitement pour que leurs productions soient diffusées.

C’est comme si Canal+ et beIN SPORTS demandaient à la Ligue de football professionnel de céder ses droits TV gratuitement pour que ses matchs soient télévisés. Ou comme si un patron demandait à ses salariés de renoncer à leurs congés payés pour bénéficier d’un contrat de travail.

Même s’il ne peut s’agir que d’une posture de début de négociation, avec mes collègues du groupe Mouvement démocrate et apparentés, nous regrettons qu’une entreprise telle que Google abuse de sa position dominante et utilise des méthodes d’intimidation.

Comme j'ai pu l’expliquer cet après-midi à Richard Gingras, vice-président de Google News, au cours d’un entretien à l’Assemblée nationale, Google a prospéré grâce à la liberté que lui octroyait la démocratie. Il doit se souvenir que la démocratie, c’est le respect de la loi et non son contournement, et que les élus, tout comme les autres internautes, ne peuvent se résoudre à vivre sous la seule loi du plus fort.

Si Google s’entête à s’enivrer de sa puissance, la représentation nationale se tiendra face à lui pour défendre la presse et l’État de Droit.

Patrick Mignola
Président du groupe Mouvement démocrate et apparentés
Auteur de la proposition de loi instaurant un droit voisin au profit des agences et éditeurs de presse

 

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