Patrick Mignola, élu député de l'année

Patrick Mignola, élu député de l'année

Patrick Mignola, élu député de l’année

Le 3 mars, Patrick Mignola, député de Savoie et Président du groupe MoDem et Démocrates apparentés, a été désigné député de l'année par la revue le Trombinoscope.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de cette cérémonie et le discours de Patrick Mignola

"Merci cher Ludovic, Monsieur le Président, l’ensemble des membres du jury, la presse, celles et ceux qui sont ici, le Trombinoscope évidemment, pour ces mots forts bien documentés, et comme de toute façon je ne me permets jamais de contester quels que soient les propos qui soient tenus, ce qui est dit par un journaliste je ne pourrais qu’y souscrire.

Je veux adresser évidemment des remerciements au nom de ce groupe Modem que j’ai l’honneur de présider puisque vous nous faites l’honneur à tous de nous remettre deux prix en trois ans. Marc Fesneau était ici-même il y a deux ans, et désormais c’est un autre président de groupe MoDem et je regarde François qui sait ce que sont ces soutiers, ces bédouins, ces compagnons de route et ces nouveaux arrivants qui incarnent cette famille politique. J’ai évidemment une pensée pour la Savoie parce que, à ma connaissance, lors de cette belle cérémonie, il n’y avait jamais eu de député savoyard qui avait été distingué et c’est donc une façon de penser à mes terres. Et puis, je voudrais dire un mot de politique, parce qu’il y a ici deux personnes qui furent mes maîtres : Michel Lemercier et Bernard Lehideux qui m’ont beaucoup appris et, dit-on, m’ont appris à être habile. Mais ils m’ont surtout appris que l’habileté n’était pas une fin en soi, qu’elle devait être mise au service de l’intérêt général, de convictions profondes, et de quelques combats qu’on s’honore à mener. Et vous avez fait référence à la proportionnelle, évidemment que les choses sont difficiles, mais les seuls combats qu’on perd sont ceux qu’on ne mène pas. Et donc sans y revenir de trop, je voudrais juste vous dire qu’il y a ici des élus de la République réunis à l’Assemblée nationale, des talents, des convictions, pas seulement des polémiques. Il y a des femmes et des hommes qui sont amoureux de leur pays qui ont des convictions ancrées et il faut respecter la démocratie représentative.

Moi je crois à l’itération entre démocratie représentative et démocratie participative, mais je sais qu’un pouvoir n’est fort, qu’un exécutif n’est fort, qu’un gouvernement n’est fort, que si le parlement est légalement. Et c’est le combat de la proportionnelle, nous devons mieux ressembler à notre pays, nous devons être plus forts dans le contrôle du Gouvernement, dans les moments comme dans l’année qui vient de s’écouler où on sent quelques défaillances dans la décision, dans la chaîne de décision politico-administrative. Et puis, il n’est pas interdit aussi de répondre à la dernière polémique en date sur la une de Libé. Vous savez on dit toujours que dans une élection au premier tour on choisit, au deuxième tour, on élimine. Moi je crois que les Françaises et les Français en ont assez d’éliminer, que ça ne leur suffit plus. Et qu’au fond s’ils savent que s’ils doivent éliminer l’élection présidentielle, ils auront l’occasion, aux élections législatives, de faire en sorte que leurs voix comptent.  Alors, on changera un peu le visage de la démocratie et on leur donnera un peu plus envie de voter. Au fond, qu’est-ce qu’on dit quand on défend la proportionnelle ? On dit qu’une majorité même large, même couronnée par le suffrage universel, elle se donne pour devoir de travailler avec les autres.

Parce qu’on sait bien que même large, au bout de 12 à 18 mois, toute majorité se grippe, toute décision s’empêche, parce qu’elle rencontre le pays réel, parce que le pays réel n’est pas suffisamment représenté à l’Assemblée nationale. Et c’est ça le combat que nous devons mener pour les mois et les années qui viennent. Alors pour terminer je dirais simplement deux noms : Un merci à Odile qui, un jour, m’a réincité, à faire de la politique puisque ayant commencé très jeune, je m’étais mis à la retraite très jeune. Et un merci à Géraldine, qui a fait en sorte que ce retour en politique puisse être parfois, parce que souvent la politique c’est allé d’échec en échec au cours desquels on apprend et c’est quand on a beaucoup perdu qu’on apprécie les victoires, qui a permis de faire en sorte que parfois ce retour en politique soit couronné de succès. Je vous remercie."

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