Patrick Mignola, invité du Forum Radio J le 8/09/19

Patrick Mignola, invité du Forum Radio J le 8/09/19

Patrick Mignola, invité du Forum Radio J le 8/09/19

Patrick Mignola, Président du groupe, était l'invité du Forum Radio J, sur Radio J, le dimanche 8 septembre 2019.

Extraits :

Acte 43 des gilets jaunes :

"La société française ne peut pas vivre un nouveau cycle de violences.

Il faut apporter une réponse politique. Le Président de la République a apporté des réponses d’urgence mais il faut encore s’attaquer à la racine des inégalités. Les gilets jaunes eux-mêmes doivent participer à cette réponse politique.

Il peut y avoir des gilets jaunes sur les listes de la majorité présidentielle, ils peuvent aussi être sur d’autres listes. Moi je souhaite qu’ils rentrent dans un cycle démocratique et non dans un cycle de contestation du pouvoir, par la violence, qui devient une contestation de la démocratie".

 

Place du MoDem dans la majorité :

"Le MoDem ça sert à quoi dans la majorité ? Ça sert à soutenir le grand projet du Président de la République qui est une transformation économique et sociale pour qu’enfin on puisse s’attaquer aux inégalités et aux injustices qui, depuis trop longtemps, minent ce pays. On a besoin d’apporter un projet social, au-delà de l’ensemble des réformes qu’on a voulu à marche forcée, parfois trop, peut-être parfois trop nombreuses, peut-être pas assez expliquées. Mais enfin on a remis ce pays en mouvement. Mais il y’a encore des quartiers aujourd’hui, des classes fragiles dans ce pays, qui ont le sentiment qu’ils ne peuvent pas monter d’un cran. On a remis ce pays en mouvement pour que de nouveau chacun ait sa sens. Parce que quand personne ne bouge, c’est la loi du plus fort qui s’applique. Quand, enfin, on a remis le pays en mouvement, on peut peut-être jouer la loi du plus juste".

 

Réforme des retraites :

"On a un immense défi social à relever. On va le relever avec la réforme des retraites.

Le grand enjeu des retraites, ça va être de s’intéresser aux métiers mal payés dans notre pays. Cela fait des années qu’on est tous choqués sur le niveau de rémunération des infirmières ou des enseignants. Ce sont justement ceux qui peuvent être mis en difficulté dans le cadre de la mise en place d’un principe juste : chacun cotise à la hauteur de ce qu’il gagne. Mais forcément, parmi les perdants, les premiers qu’on identifie, et ça fait des mois que Jean-Paul Delevoye travaille avec eux, on a un certain nombre de professions comme les professions libérales, mais on a surtout des professions dans la fonction publique, qui sont admirées par tous, mais qui sont mal payées par la société. Ces gens qui s’occupent de nos corps quand ils sont malades et de nos enfants quand ils vont à l’école, on va pouvoir enfin décider avec eux que leur niveau de rémunération remonte, pour que demain leur retraite soit meilleure".

 

Élections municipales :

"François Bayrou est un macroniste enthousiaste. Il soutient, au fond, cette volonté de transformer le pays pour redonner un espoir de reclassement à chacune et à chacun.

Dans les échéances politiques, les élections municipales ne sont pas des élections comme les autres".

"Il y a autour du Président de la République un grand mouvement politique, qui est La République en Marche, et c’est parfaitement légitime, qui a envie d’implantation et d’enracinement sur le terrain, parce que c’est comme ça qu’on préparera aussi les échéances futures, et qu’on travaillera à la mise en forme de nos réformes nationales sur le terrain. Parce que parfois, quand on a fait des grandes réformes nationales on s’est rendu compte que l’application sur le terrain pêchait. Donc il faut qu’on puisse aussi être sur le terrain pour expliquer, accompagner, mettre en œuvre et on aura besoin d’élus locaux pour ça. Mais constituer des majorités sur le terrain, c’est d’abord se retrouver autour de projets ; ce n’est pas de l’ambition personnelle ou de l’ambition partisane, c’est de l’ambition pour le territoire. Au fond, cette majorité, elle ne peut pas se résumer à La République en Marche, pas plus qu’elle ne peut se résumer d’ailleurs à une alliance LaRem / MoDem. On a besoin de majorités larges, on a besoin de majorités de projet. Les élections municipales, c’est l’occasion de tendre des mains".

 

"Je pense qu’il y aura trois grands sujets dans ces élections municipales. Économie, écologie, sécurité.

Comment on fait de l’économie locale ? Parce que la question de l’emploi reste pleine et entière dans ce pays.  Il faut que les maires demain acceptent de refaire de l’industrie. On a réformé le code du travail, l’assurance-chômage, on a fait la loi PACTE pour les entreprises, maintenant, il faut que ça s’organise sur le terrain. Il faut que dans chaque mairie de France, on ait l’obsession de remettre de l’industrie, créatrice d’emplois et non plus des bureaux.

 

Comment on fait de l’écologie locale ? Parce que vous réglez le problème des mobilités douces, celui des déchets et du gaspillage alimentaire d’abord à l’échelle des mairies et des intercommunalités.

 

Et enfin sécurité, parce que je crois que l’élection municipale se jouera aussi sur cette idée de tranquillité publique. Et que du plus petit village à la plus grande ville, on ait des femmes qui, quand elles rentrent le soir, ne soient plus obligées de regarder leurs chaussures. Je sais que c’est un débat qui gêne un peu cette majorité. Mais je ne laisserai jamais uniquement le Front National parler de sécurité et d’immigration. On a ce petit défaut dans la majorité, que sur ces débats, le premier débat qui est tenu c’est de savoir si on a le droit d’avoir un débat. Non. Il faut rentrer dans ces débats. Parce que lorsque l’on est à l’échelon local, on a l’obligation de faire travailler ensemble la police nationale, la police municipale, de mettre des caméras de vidéosurveillance, de mettre des animateurs, des accompagnateurs… Que ce soit la lutte contre le grand banditisme ou que ce soit la tranquillité publique, ce n’est pas un sujet de gauche ou de droite et surtout pas que pour le Front National".

 

"Le MoDem, c’est une loyauté au projet présidentiel, c’est aussi une capacité à élargir la majorité, de jeter des ponts vers d’autres sensibilités politiques. J’étais il y a quelques jours aux universités d’été de l’UDI, on parle avec AGIR, il y a pas mal de députés et d’élus locaux LR qui se sentent mal à l’aise dans la dérive un peu droitière et sans tête ou sans pensée des Républicains.

Je pense qu’aujourd’hui, il y a peut-être eu un réflexe, car une envie d’enracinement, de réfléchir d’abord pour les intérêts de La République en Marche et sans prendre en compte d’autres mouvements.

Aux élections municipales, on est élu en faisant des additions. On ne sera jamais élu tout seul. Et même le représentant du mouvement du Président de la République, demain, ne sera pas élu tout seul".

 

 

 

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