"Pourquoi ne pas inclure les petites villes rurales au plan "Action Coeur de Ville" ?"

"Pourquoi ne pas inclure les petites villes rurales au plan "Action Coeur de Ville" ?"

« Pourquoi ne pas inclure les petites villes rurales au plan « Action Coeur de Ville » ? »

Lors de la séance de questions au gouvernement, Jean-Pierre Cubertafon a interrogé Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, au sujet du plan "Action Coeur de Ville". Saluant la bonne initiative du gouvernement, le député de Dordogne a néanmoins regretté que ce plan n’intègre pas lesdites « petites villes rurales structurantes » connaissant des réalités proches des villes moyennes.

Retrouvez la vidéo et le texte de sa question, ainsi que la réponse du ministre :

[Seul le prononcé fait foi]

Monsieur le ministre, il y a quelques jours vous avez annoncé les 222 villes qui pourront bénéficier du Plan national « Action cœur de ville ».

         Grâce à ce plan, ces villes vont bénéficier de moyens inédits (5 Milliards d'euros sur 5 ans) pour accompagner des projets de redynamisation de leur centre-ville.

         A la suite de cette annonce, vous êtes même venu à Périgueux en Dordogne afin de présenter ce plan ainsi que sa déclinaison concrète dans les territoires, et je vous en remercie.

Le plan « cœur de ville » prévoit d'apporter un soutien aux « villes moyennes », c'est à dire à des communes ayant au moins 10 000 habitant environs.

         Or, dans nos territoires, ces villes moyennes ne sont pas nécessairement celles qui structurent le plus le maillage territorial de nos départements et la vie de nos concitoyens. Nombreuses sont les villes de notre pays, qui ne disposent pas d’une telle population et qui, par conséquence, passent sous le radar des critères de sélection du dispositif.

Pourtant, ces communes connaissent des réalités proches de celles des villes moyennes :

  • des villes à identité forte qui jouent un rôle essentiel dans le maillage de notre territoire.
  • Des difficultés importantes liées à la désindustrialisation, au renforcement des métropoles, à la désertification. Cela se traduit par des logements et des commerces vacants, un taux de chômage souvent supérieur à la moyenne nationale.

         Je pense que le plan cœur de ville va permettre de redonner de l'attractivité et du dynamisme aux villes choisies et de retrouver un meilleur équilibre territorial. Que ce soit en matière d'habitat, de commerce, de création d'emplois, de transports et de mobilité, d'offre éducative, culturelle et sportive ou encore de développement des outils numériques, des progrès importants vont être permis.

         C'est parce que j'ai la conviction que ce plan est une bonne initiative que je regrette qu’il n’intègre pas nos « petites villes rurales structurantes ». J'aimerais qu'elles puissent bénéficier elles aussi de tous les progrès que je viens de lister.

         Une action dans ce sens est fondamentale. Dans nos campagnes, où la densité de population et de services est faible et où les distances sont grandes, ces villes sont les derniers points ancrages qui empêchent nos territoires de rester bloqués du mauvais côté de la fracture territoriale.

         Aussi, je souhaiterais connaître vos propositions pour nos petites villes rurales ? Est-il envisageable qu'elles soient incluses dans le dispositif « cœur de ville » lors de la seconde phase qui interviendra l’an prochain?

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