QAG relative à la question de l'autisme - Philippe Berta

QAG relative à la question de l'autisme - Philippe Berta

QAG relative à la question de l’autisme – Philippe Berta

 

Question posée au Gouvernement par Philippe Berta, député de la sixième circonscription du Gard, relative à la journée mondiale de l'autisme.

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    Seul le prononcé fait foi,

    Madame la Ministre,

    En cette journée mondiale de l’autisme, il est bon de rappeler que ce trouble du développement du système nerveux central est une véritable pandémie, qui touche désormais plus d’un Français sur cent, pour lesquels nous ne disposons pas de traitement.

    Pour ces 600 000 adultes et ces 100 000 enfants qui souffrent durant toute leur vie de difficultés de communication et de comportement, l’amélioration de l’état de la connaissance pour parvenir à un traitement efficace est juste une urgence.

    Diverses pistes de recherches se doivent d’être évaluées pour cette pathologie poly-factorielle générée lors de la vie in utero : mutations génétiques, inflammations virales ou bactériennes, allergènes, prématurité ou encore césarienne.

    Je pense notamment aux travaux menés par le professeur Ben-Ari, qui mettent en lumière l’importance de la vie pré-natale et qui conduisent désormais à un essai clinique de phase 3, associant 34 pays européens.

    Oui, lorsqu’il est question de recherche, la bonne échelle pour mener ce combat et favoriser l’aboutissement des travaux des laboratoires et le développement de nouvelles thérapeutiques, c’est bien encore l’échelle européenne.
    Les 700 000 Français atteints d’autisme ou nos 3 millions d’enfants atteints de maladies rares le savent bien.

    Vous avez réuni, le 14 mars à Paris, les ministres européens responsables des questions de handicap et adopté une déclaration commune pour approfondir la coopération.

    La science avance vite et en de nombreux domaines la recherche en santé est dans une période charnière. Les techniques se font plus précises, les découvertes s’accélèrent. Jamais il n’a été aussi important de donner une impulsion pour que l’innovation naisse de nos laboratoires européens.

    Madame la Ministre, quelle est votre stratégie pour que l’Europe relève ce défi ? Comment permettre à nos chercheurs européens de mener leurs travaux dans les conditions les plus favorables pour que, demain, l’autisme ne soit plus une maladie orpheline de traitement ?

    Je vous remercie.

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