QAG relative à l'avenir de la jeunesse en Guadeloupe - Max Mathiasin

QAG relative à l'avenir de la jeunesse en Guadeloupe - Max Mathiasin

QAG relative à l’avenir de la jeunesse en Guadeloupe – Max Mathiasin

 

Question posée par Max Mathiasin, député de la troisième circonscription de la Guadeloupe, à Annick Girardin, ministre des Outre-mer, au sujet de l'avenir de la jeunesse guadeloupéenne.

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    Seul le prononcé fait foi,

    Merci Monsieur le Président.

    Ma question s’adresse à la ministre des outre-mer.

    Madame la ministre. Permettez-moi tout d’abord de saluer les élèves de CM2 de la classe de Madame MILNE, de l’école Cora Mayéko de Baie-Mahault, qui ont reçu, aujourd'hui, le premier prix du 23e Parlement des enfants !

    Madame la ministre. La Guadeloupe connait une situation socio-économique des plus difficiles avec un taux de chômage qui se maintient, depuis plusieurs décennies, à 24 % de la population active et qui touche près de 50 % de nos jeunes.

    À cela s’ajoute une crise du secteur agricole et de la pêche qui ne participe que pour 2 à 3 % de la valeur ajoutée et la crise sanitaire déclenchée par l’incendie du CHU de Pointe-à-Pitre qui frise la catastrophe.

    Le corolaire de cette situation dégradée est que le pays se vide de sa jeunesse qui émigre vers la France hexagonale et l’Amérique du nord.

    La délinquance est toujours prégnante malgré une nette baisse constatée depuis quelques années, grâce au travail remarquable des forces de gendarmerie et de police.

    Ces derniers mois, est apparue une nouvelle forme de délinquance d’une violence inouïe, perpétrée par un binôme d’individus à scooter qui arrachent les bijoux en or des passants, avant de faire feu sur leurs victimes.

    Je me fais ici le porte-parole d’une population angoissée, en relayant le cri du cœur du conseiller régional de la Guadeloupe, Georges HERMIN, président de la Mission locale, qui, dans une lettre au président de la République, alerte : « chaque famille est touchée : celle de la victime, bien sûr, mais aussi celle du jeune qui a commis l'acte et c'est ainsi, qu'avec le temps, un pan entier de notre société s'effondre. ». Et il souligne que notre jeunesse a besoin de projets structurants pour retrouver le chemin du travail et de l’espérance.

    Au vu de la situation, il apparait essentiel que les politiques publiques en direction de la jeunesse soient mieux coordonnées, plus lisibles et plus accessibles.

    Face à cette urgence, Madame la ministre, pouvez-vous œuvrer pour que se réunisse au plus vite la conférence régionale permanente de la jeunesse afin de dégager des solutions fortes et pérennes pour redonner des perspectives aux jeunes Guadeloupéens et à leur famille ?

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