QAG relative au déficit commercial agricole - Bruno Millienne

QAG relative au déficit commercial agricole - Bruno Millienne

QAG relative au déficit commercial agricole – Bruno Millienne

Question posée par Bruno Millienne, député des Yvelines, au ministre de l'Agriculture et de l'alimentation, Didier Guillaume, au sujet du déficit commercial agricole.

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    Seul le prononcé fait foi,

    Merci Monsieur le Président,

    Ma question s'adresse à M. le Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation.

    M. le Ministre ; hier, le Président Donald Trump déclarait « nous allons faire quelque chose pour rééquilibrer les échanges commerciaux de vin entre la France et les Etats-Unis ».

    Difficile de ne pas voir derrière cette phrase une tentative du Président américain d'engager avec l'Europe un bras de fer sur la place de l'agriculture dans l'accord commercial en négociation.

    Les vins et spiritueux représentent en France 13 milliards d'euros à l'export, il s’agit du deuxième plus gros excédent de notre balance commerciale. Les Américains sont nos premiers clients avec plus de trois milliards.

    Si les Américains achètent du vin français, ce n'est pas parce qu'il est peu taxé mais parce qu'il est considéré comme le meilleur du monde. Un surtaxation à l'export serait non seulement scandaleuse mais également dévastatrice pour la Ferme France.

    En effet, nos collègues sénateurs - au travers d'un rapport - nous alertent sur une situation critique : pourtant championne d'Europe, la France pourrait dès 2023 importer plus de produits agricoles qu’elle n’en exporte. Du jamais vu !

    Cette perte de compétitivité à l’export serait à imputer aux charges trop élevées qui pèsent sur nos paysans. En guise d'exemple, le coût salarial a bondi de 58% entre 2000 et 2017, presque deux fois plus vite qu’en Allemagne.

    A côté de cela, le rapport du Sénat rappelle que, décidément, le terme «bio» n’est pas une garantie : en 2017, des contrôles ont montré que 17% des produits issus de l’agriculture biologique étaient non conformes.

    Ainsi, Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous dire ce que

    vous comptez faire pour défendre nos agriculteurs contre le travestissement de l’appellation « bio » créant une concurrence déloyale intra-européenne, et qui amène dans l'assiette du consommateur des produits aux normes sanitaires moindres que ceux issus du labeur de nos paysans français ?

    Enfin, au-delà de l’attaque du Président Trump contre notre filière viticole - fierté française -, pouvez-vous rappeler à tous nos agriculteurs l'action qui est la vôtre pour faire de la Ferme France une agriculture d'excellence qui figure parmi les plus compétitives au monde ?

    Je vous remercie.

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