QAG relative au devenir de la filière nucléaire - Stéphane Baudu

QAG relative au devenir de la filière nucléaire - Stéphane Baudu

QAG relative au devenir de la filière nucléaire – Stéphane Baudu

 

Question au Gouvernement relative au devenir de la filière nucléaire, posée par Stéphane Baudu, député du Loir-et-Cher, à l'Assemblée Nationale.

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    Seul le prononcé fait foi,

    Monsieur le Ministre,

    Ma question porte sur l’avenir de notre filière nucléaire. Nous l’avons vu au cours du Grand Débat National, les problématiques énergétiques sont parmi les préoccupations majeures de nos concitoyens. Cependant, s’agissant du nucléaire, beaucoup expriment leurs difficultés à comprendre l’avenir de cette filière.

    Le projet de Programmation Pluriannuelle de l’Energie donne le cap : réduction à 50 % de la part d’électricité d’origine nucléaire dans le mix d’ici 2035, et décroissance du parc nucléaire par la fermeture de 14 réacteurs. Néanmoins, la mise en œuvre de cette stratégie manque encore de clarté : la liste des réacteurs qui fermeront n’est pas fixée, et l’on ne peut se satisfaire d’un délai de 3 ans entre une décision de fermeture et une prise d’effet. Même question concernant l’implantation de nouvelles piscines de stockage de déchets ou de réacteurs de type EPR.

    Dans ce contexte, depuis quelques mois, une quinzaine de projets d’expansion émergent discrètement. Dans le Département de Loir-et-Cher par exemple, EDF envisage l’acquisition d’une centaine d’hectares de terres agricoles autour de la Centrale de Saint Laurent. Or, jusqu’à présent, le flou demeure quant à l’utilisation future de ces réserves foncières.

    De telles démarches ne peuvent que susciter l’inquiétude des riverains, agriculteurs ou élus locaux. Par ailleurs, l’incertitude permanente concernant le devenir des sites nucléaires donne l’impression que nous cherchons à maintenir le statu quo.

    Monsieur le Ministre, nous partageons, je le crois, la conviction que l’accélération de la transition écologique suppose l’adhésion des français...

    Aussi me paraît-il indispensable, si nous voulons une politique énergétique viable, que sa mise en œuvre soit assumée, transparente et intelligible jusque dans sa déclinaison territoriale. Donner de la visibilité, sans tabous, c’est permettre aux acteurs concernés de prendre en main leur destin.

    Dès lors, ma question est la suivante, la prochaine PPE permettra-t-elle de clarifier le devenir de chacun de nos sites nucléaires ?

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