QAG relative au déversement sauvage de déchets par des entreprises - Michèle de Vaucouleurs

QAG relative au déversement sauvage de déchets par des entreprises - Michèle de Vaucouleurs

QAG relative au déversement sauvage de déchets par des entreprises – Michèle de Vaucouleurs

 

Ce mardi 14 mai, Michèle de Vaucouleurs, députée des Yvelines, a interrogé Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire au sujet du déversement sauvage de déchets par des entreprises.

  • Afficher/masquer le texte de l'intervention
    Seul le prononcé fait foi,

    Monsieur le Président,
    Monsieur le Ministre d’Etat,
    Mes chers collègues,
    A la suite de la publication d’un rapport alarmant d’experts internationaux sur la biodiversité démontrant que sur les 8 millions d’espèces animales et végétales, un million d’entre elles pourraient disparaître, le Président de la République a rappelé le 06 mai dernier que la défense de la biodiversité était un enjeu aussi important que la lutte contre le changement climatique. Cette bataille ne peut être gagnée qu'en œuvrant sur tous les leviers.
    Alors qu’une série de mesures est annoncée pour protéger cette biodiversité sur le territoire français, telles que la lutte contre le gaspillage alimentaire, la limitation de l'utilisation du plastique ou encore la création d’un bilan pour fixer des objectifs en matière de lutte contre l’artificialisation des sols, c’est à tous les échelons territoriaux, du local à l’international que nous devons nous engager pour lutter contre la dégradation de notre environnement terrestre et marin.
    Or, souvent, l’actualité nous rappelle que de trop nombreuses entreprises, loin de s‘emparer de cette cause commune, se permettent de la détruire par négligence ou cynisme.
    Ainsi, le groupe Vinci a reconnu avoir déversé récemment des eaux de nettoyage de résidus de bétons dans la Seine, provoquant la disparition des poissons, prenant la végétation dans le ciment. Cela a même eu pour conséquence une diminution du niveau de la Seine, passant de 1 mètre 80 à entre 15 et 30 centimètres.
    Ailleurs en Ile de France, dans la boucle de Chanteloup dans les Yvelines, comme hélas sur bien d’autres territoires, des entreprises déversent sans scrupules leurs gravats et autres déchets en pleine nature, non sans impacts sur la faune et la flore locale.
    Monsieur le Ministre, l’Etat ne parviendra pas à lutter pour la préservation de la biodiversité sans une implication totale des acteurs économiques. Pouvez-vous nous indiquer comment le Gouvernement entend sanctionner la négligence ou la malhonnêteté des acteurs, et quelles sont par ailleurs les dispositions préventives qu’il entend mettre en place pour faire cesser de telles pratiques ?

Close