QAG relative au rétablissement de l'ordre républicain - Patrick Mignola

QAG relative au rétablissement de l'ordre républicain - Patrick Mignola

QAG relative au rétablissement de l’ordre républicain – Patrick Mignola

Question au Gouvernement relative au rétablissement de l'ordre républicain, posée par Patrick Mignola, Président du groupe Mouvement Démocrate et apparentés et député de Savoie, au Premier Ministre, à l'Assemblée nationale, le 12 février 2019.

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    Seul le prononcé fait foi,

    Monsieur le Premier ministre,
    Au commencement, le cri social qui a saisi notre pays s’était laissé déborder par des violences de fin de parcours, symptôme d’un mouvement inorganisé.
    Et puis les défilés pacifiques ont laissé chaque samedi, une place toujours plus grande à une horde qui a attaqué les institutions, agressé les personnes, pillé les villes.
    Où sont les mères célibataires, les retraités, les travailleurs qui ne s’en sortent pas le samedi après-midi ? Au départ des manifestations, quand ils osent encore. Puis ils disparaissent derrière les images des enragés.
    Ceux-là se moquent des solutions ! Ils veulent des coupables : le Président, les députés, les juifs, les autres.
    Une croix gammée sur Simone Veil, un incendie chez le Président de l’Assemblée Nationale, des journalistes qu’on lynche : jusqu’où ira-t-on ?
    D'un banc à l'autre de cet hémicycle, les condamnations ont été claires.
    C’est notre devoir d’assumer une démocratie de combat.
    Jean-Luc Mélenchon a été élu, il est légitime.
    Marine Le Pen a été élue, elle est légitime.
    De Richard Ferrand le premier d’entre nous à Stéphane Baudu un des derniers arrivés, nous sommes tous légitimes !
    Et chaque parlementaire de cette assemblée, et les sénateurs, et les maires ont été élus. Ils travaillent au service de la France vivante et républicaine, dans sa diversité, qu’on soit d’accord ou non avec eux.
    Tous, nous avons le devoir de donner une voix à ceux qui n’en ont pas.
    Et au commencement, nos compatriotes qui se sentaient invisibles ont mis un gilet jaune pour que la fluorescence appelle la reconnaissance.
    Mais aujourd'hui, le gilet jaune est la tenue qui camoufle les dérives et désinhibe les bas instincts.
    Et ceux qu’on n’entend pas, ce sont les Français exaspérés qui voient bien que çà ne leur ressemble plus.
    Monsieur le Premier ministre, comment ont été, et seront sanctionnées les exactions ?
    Comment pouvons-nous rendre aux Français l’ordre républicain pour travailler enfin à la réconciliation nationale ?

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