QAG relative aux déchets enfouis de Stocamine - Bruno Fuchs

QAG relative aux déchets enfouis de Stocamine - Bruno Fuchs

QAG relative aux déchets enfouis de Stocamine – Bruno Fuchs

Question au Gouvernement de Bruno Fuchs, député du Haut-Rhin, relative au stockage de déchets enfouis de Stocamine en Alsace, et réponse du Ministre de la Transition écologique et solidaire.

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    Monsieur le Président,
    Ma question s’adresse au Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire,

    « Stocamine n’est autorisé que pour 30 ans et cela nous donne une obligation non seulement d’arrêter d’amener des déchets mais ça donne une obligation de les ressortir à la surface », voilà ce que déclarait à la fin des années 90 le représentant de l’État.

    22 ans plus tard, malgré les engagements pris, l’État vient d’annoncer l’enfouissement définitif de 42000 tonnes de déchets ultimes.

    Ainsi, sous la plus grande nappe phréatique d’Europe, notre génération vient de décider d’enfouir de l’amiante, de l’arsenic, des déchets phytosanitaires, des résidus mercuriels, et de faire porter à cette ancienne mine de potasse tous les éléments préfigurateurs d’une catastrophe écologique.

    Monsieur le Ministre, au moment du grand débat national, au moment où le président de la République cherche à rétablir la confiance entre avec nos concitoyens, cette décision suscite de véritables interrogations.

    Il est vrai que vous n’y êtes pour rien,

    Il est vrai que depuis 17 ans tous les gouvernements, études à l’appui, ont prôné l’enfouissement à quelques variantes près.
    Mais Monsieur le Ministre, nous avions, nous avons encore, oserai-je dire avec espoir, une chance historique de réparer, de réparer enfin, les erreurs du passé.
    Une chance de ne pas laisser cette dette écologique, cette bombe à retardement, aux générations futures ? Est-ce à nos enfants et petits-enfants de porter ce fardeau alors que nous avons la possibilité de le régler nous-mêmes ?

    Enfin je m’interroge sur une décision qui semble aller à l’encontre du principe de précaution, inscrit dans notre Constitution.

    En Alsace, dans le Haut-Rhin en particulier, la population ne comprend pas cette décision de l’État central sur un sujet éminemment local et aux conséquences environnementales évidentes.

    Monsieur le Ministre, laissez la porte entrouverte, rassurez-nous, dites-nous que malgré cette première annonce vous saurez, nous saurons trouver la meilleure solution ensemble avec les citoyens, avec les élus et avec les experts.

    Pour l’Alsace, pour les citoyens, pour la démocratie, pour les générations futures, pour l’idée que nous nous faisons d’une action publique responsable, sachons ensemble réparer les erreurs faites dans le passé.

 

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