QAG relative aux déchets plastiques - Bruno Millienne

QAG relative aux déchets plastiques - Bruno Millienne

QAG relative aux déchets plastiques – Bruno Millienne

Retrouvez la question au Gouvernement de Bruno Millienne, député des Yvelines, relative aux déchets plastiques, posée à l'Assemblée nationale le mercredi 6 mars 2019.

  • Afficher / masquer le texte de l'intervention
    Seul le prononcé fait foi,

    Monsieur le Président,
    Mes chers collègues,
    Ma question s’adresse à Madame la secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire,

    100 millions de tonnes. C’est la quantité de déchets plastiques qui se transforme en polluant terrestre ou marin chaque année dans le monde, d’après le rapport publié hier par WWF. C’est un constat qui impose l’action.

    Pollution de notre environnement et des sols, omniprésence de nano-plastiques dans l’eau et nos aliments. Les risques qui pèsent sur notre santé et sur notre pla-nète sont à la mesure de l’ampleur de la tâche qui nous attend.

    Si rien ne change, la quantité de pollution plastique dans les océans aura doublé dans 10 ans. L’inaction est donc impensable !

    Le sujet du plastique est un enjeu majeur. Et comme c’est un enjeu majeur, il doit être traité sérieusement, entièrement, de manière systémique.

    Pour que les déchets plastique ne sortent plus du circuit et cessent de polluer, le groupe Modem et apparentés est convaincu qu’il faut agir à toutes les étapes de la vie du produit plastique :

    - Sa production : nous devons la réduire considérablement et inciter les indus-triels à aller vers 100% de plastique recyclable dans leur production et la re-cherche d’alternatives au plastique lorsque ce n’est pas possible.
    - Sa consommation ensuite : longtemps, nous avons considéré que le plas-tique, c’était fantastique. Et reconnaissons collectivement qu’il a juste été considéré comme pratique pendant longtemps sans que nous ne nous sou-ciions de ses effets sur l’environnement.
    - Et enfin, enjeu plus crucial encore, son recyclage : aujourd’hui, on estime que 37% des déchets plastiques sont gérés de manière inefficace. Son dévelop-pement dans le cadre de l’économie circulaire est pourtant un gisement d’emplois non délocalisables.

    J’en viens donc à ma question madame la secrétaire d’État. Vous êtes en train de travailler à l’élaboration d’un projet de loi sur l’économie circulaire. Compte-tenu de l’enjeu systémique que recouvrent à la fois la production, la consommation et le recyclage des plastiques, pouvez-vous nous confirmer que ce sujet sera traité lar-gement et avec ambition dans le projet de loi sur l’économie circulaire que vous serez amenée à porter devant le Parlement ?

    Je vous remercie,

 

Close