Question au Gouvernement - Philippe Latombe

Question au Gouvernement - Philippe Latombe

Question au Gouvernement – Philippe Latombe

Lors de la séance de Questions au Gouvernement, Philippe Latombe député de Vendée, a interrogé Laurent Nunes, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Intérieur, sur la mobilisation des forces de l'ordre à l'occasion des manifestations des gilets jaunes.

 

Seul le prononcé fait foi,

 

Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre,
Mes chers collègues,
Samedi, autour de l’Arc de triomphe, nous avons assisté à des scènes d’émeutes d’une violence inouïe, au défoulement extrême, à la destruction systématique des biens et des symboles.
Plusieurs milliers de casseurs s’étaient donné rendez-vous pour en découdre.
C’est un miracle que le bilan humain ne soit pas plus lourd.
Monsieur le Premier ministre, ce miracle nous le devons à nos forces de l’ordre, CRS, policiers, gendarmes, compagnies mobiles, qui partout en France assurent la sécurité des citoyens en étant en première ligne face aux casseurs.
Les forces de l’ordre font leur devoir avec un dévouement et un sang-froid hors du commun. Leur courage fait notre admiration.
Ce n’est pas parce qu’un mur tient qu’il ne faut pas s’interroger sur sa solidité.
Depuis plusieurs années maintenant, les forces de l’ordre sont mobilisées en continu pour assurer la sécurisation des manifestations, des lieux publics, des bâtiments, rendant les conditions d’exercice de leur métier très difficiles. Le manque de moyens, en matériel et en hommes fait que nous sommes contraints aujourd’hui de tirer sur la machine pour assurer.
La violence et la haine à leur endroit atteint un niveau inimaginable. Leur vie privée est maintenant aussi touchée. Le nombre des suicides de gendarmes et de policiers est emblématique de leur malaise, de leur souffrance.
Monsieur le Premier ministre, prenons garde à ne pas trop demander à nos forces de sécurité si nous voulons qu’elles continuent à nous protéger, si nous ne voulons pas qu’elles soient gagnées par le désespoir ou la colère. Il est impératif de leur montrer que nous les soutenons d’abord en condamnant fermement ceux qui s’attaquent aux forces de l’ordre.
Monsieur le Premier ministre, quelles dispositions pouvons-nous envisager pour répondre aux besoins de nos forces de sécurité ?

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