Rapport Spinetta : "Désenclaver certains territoires, tout en préservant les missions de service public"

Rapport Spinetta : "Désenclaver certains territoires, tout en préservant les missions de service public"

Rapport Spinetta : « Désenclaver certains territoires, tout en préservant les missions de service public »

 

Le Premier ministre a confié à Jean-Cyril Spinetta, le 12 octobre 2017, une mission de concertation avec l’ensemble des parties prenantes afin de présenter des recommandations destinées à refondre le modèle du transport ferroviaire, dans un contexte d’ouverture à la concurrence.  L’objectif du gouvernement était double : renforcer la qualité du service public ferroviaire et maîtriser les coûts pour les usagers et les contribuables.

Le rapport, remis le 15 février 2018 à Edouard Philippe, fait état d’une situation « préoccupante » du ferroviaire français en termes d’efficacité, de service et de dégradation continue.

Il pose en effet un diagnostic sévère, ferme mais néanmoins juste sur la situation de la SNCF. La France ne peut continuer à financer cette entreprise à hauteur de 14 milliards d’euros par an alors que le service se dégrade et que la dette augmente de plus de 3 milliards d’euros chaque année. Il faut donc assumer une réforme globale, dont les termes exacts restent à définir.

 

Le rapport nous invite ainsi à repenser d’une part le mode de fonctionnement de la SNCF et, d’autre part,  celui de l’aménagement du territoire.

La question de la cohésion territoriale sera primordiale dans cette réforme à venir car elle devra absolument s’articuler avec une réflexion autour des mobilités du futur. La transformation de certaines lignes, comme le préconise le rapport, ne pourra s’effectuer qu’avec un développement équilibré des métropoles et des périphéries. Il conviendra de regarder, au cas par cas, le maintien de nos capacités de transports pour qu’elles soient adaptées aux territoires et aux populations. 

L’enjeu est de désenclaver certains territoires, tout en préservant les missions de service public, afin de renforcer notre compétitivité et notre mobilité.

 

Investissements annoncés :

  • 36 milliards d’euros pour moderniser le réseau dans les 10 ans à venir, soit 50% de plus que lors de la dernière décennie.
  • 1,5 milliard d’euros pour la remise à niveau des lignes moins circulées, dans le cadre des Contrats de Plan Etat-Région (CPER).

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