Réforme de l'audiovisuel public : "L’ambition que nous devons porter doit être celle de l’exigence démocratique"

Réforme de l'audiovisuel public : "L’ambition que nous devons porter doit être celle de l’exigence démocratique"

Réforme de l’audiovisuel public : « L’ambition que nous devons porter doit être celle de l’exigence démocratique »

Françoise Nyssen présentait aujourd’hui les grandes orientations qu’elle entend donner à l’audiovisuel public français à l’avenir. La ministre de la Culture a annoncé une réorganisation en plusieurs temps, en commençant par ce qui est aux yeux du MoDem le plus important : le contenu.

Le groupe Mouvement Démocrate et apparentés soutient pleinement les orientations de cette réforme, convaincu que c’est en proposant une offre originale, universelle et de qualité que la réforme suscitera l’adhésion des Français comme des personnels des entités concernées. L’ambition que la majorité portera devra donc d’abord être celle de l’exigence démocratique, à plusieurs titres.

« L’audiovisuel public doit assumer son rôle au sein de notre patrimoine national en contribuant activement à l’accès à l’information, au débat, à la réflexion et à la découverte. Nous attendons également qu’il ait une vertu démocratique et qu’il participe au développement du libre-arbitre et de l’esprit critique au sein d’une société comme la nôtre, caractérisée par le flux permanent d’informations. »

Patrick Mignola, député de Savoie, 1er vice-président du groupe MoDem

Le groupe MoDem salue également la détermination du gouvernement à réaffirmer une véritable ambition territoriale, au travers de ses canaux France Bleu et France 3. En octobre, déjà, lors d’une séance de questions au gouvernement, Vincent Bru s’était inquiété d’une possible déterritorialisation des antennes locales, alors même que celles-ci « sont des éléments importants du dynamisme de nos territoires et un vecteur important de diffusion des identités régionales ». Les élus du Mouvement Démocrate demeureront donc très attentifs à cet aspect.

Enfin, l’audiovisuel public devra rester un acteur majeur de la création française et continuer à faire vivre toute la filière avec des programmes exigeants et de qualité, marqués par une volonté d’innovation plus forte qu’aujourd’hui.

« Ce n’est qu’à partir de cette redéfinition de la notion de service public de l’audiovisuel – ainsi que des missions et des objectifs afférents – que les questions de financement et de gouvernance pourront être tranchées. Il conviendra aussi de tenir compte des bouleversements du secteur depuis plusieurs décennies : la multiplication des voies de réception des contenus, une demande bouleversée par les nouveaux usages du numériques et une visibilité internationale accrue, notamment. »

Sophie Mette, députée de Gironde, commission des Affaires culturelles et de l’Éducation

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