"Rendre l'A75 payante serait mettre un coup d’arrêt au désenclavement de nos territoires"

"Rendre l'A75 payante serait mettre un coup d’arrêt au désenclavement de nos territoires"

« Rendre l’A75 payante serait mettre un coup d’arrêt au désenclavement de nos territoires »

Lors de la séance de questions au gouvernement, Michel Fanget a interrogé Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, au sujet de la gratuité de l'A75 en vue de la nouvelle loi sur les mobilités. Le député du Puy-de-Dôme a ainsi pu obtenir la garantie de l'exécutif que cet axe autoroutier restera gratuit afin de ne pas pénaliser les territoires du Massif central.

Retrouvez la vidéo et le texte de sa question, ainsi que la réponse de la secrétaire d'Etat :

 

[Seul le prononcé fait foi]

Vous avez récemment évoqué les grandes lignes de la nouvelle loi sur les mobilités.

Les mesures que vous entendez prendre devraient conduire à supprimer la gratuité des autoroutes, et ce dans la perspective de financer de nouveaux aménagements.

Cela correspondrait à privatiser encore plus notre réseau autoroutier, mesure contre laquelle François BAYROU s’était opposé depuis de nombreuses années.

Même si l’intention d’amélioration du réseau routier est louable, je souhaite aujourd’hui me faire l’écho de nombreux territoires qui sont particulièrement inquiets de cette décision.

L’A75, entre Clermont-Ferrand et Béziers, a été construite dans les années 90, à l’initiative de Valéry Giscard d’Estaing pour désenclaver les territoires ruraux du Massif Central.

Elle est la colonne vertébrale de ma circonscription puisqu’elle la traverse de part en part.

Chaque jour, ce sont près de 80.000 véhicules qui l’empruntent gratuitement, permettant ainsi à des milliers de nos concitoyens de se rendre au travail ou permettant aux entreprises de nos territoires de fonctionner.

Rendre cette autoroute payante, ce serait mettre un coup d’arrêt au désenclavement de nos territoires, dont certaines communes ne disposant pas de réseaux secondaires pour rejoindre les principaux centres urbains.

Rendre cette autoroute payante, c’est inciter des milliers d’automobilistes à utiliser le réseau secondaire, dont on sait que sur certaines portions, l’état de la chaussée laisse à désirer.

Je vous ferais grâce des conséquences que cela peut avoir sur la mortalité routière lorsque nous savons que les réseaux secondaires comptabilisent la majeure partie des accidents.

Rendre cette autoroute payante, c’est toucher au pouvoir d’achat de nos concitoyens dans une période où ce dernier doit au contraire être encourager, au-delà même du fait que cette autoroute a déjà été financée une première fois par le contribuable.

Ma question est la suivante.

Pouvez-vous nous assurer que l’A75 restera gratuite, comme l’avaient promis vos prédécesseurs en échange d’un allongement de la durée des concessions octroyées aux société autoroutières, et ce afin de ne pas pénaliser encore plus les territoires du massif central.

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