Syrie : "Il était de la responsabilité de la France d'agir"

Syrie : "Il était de la responsabilité de la France d'agir"

Syrie : « Il était de la responsabilité de la France d’agir »

Le président du Sénat, le président de l’Assemblée nationale, les présidents des commissions des Affaires étrangères et de la Défense ainsi que les présidents des groupes parlementaires étaient ce jour réunis à Matignon à l’invitation du Premier ministre.

Marc Fesneau, président du groupe Mouvement Démocrate et apparentés, déclare à l’issue de cette réunion :

« La France et ses alliés ont rassemblé des preuves permettant d’établir la responsabilité du régime syrien dans les attaques chimiques perpétrées à Douma le 7 avril. Ceci constitue un franchissement de la ligne rouge qu’avait fixée le président de la République le 29 mai 2017 à Versailles, ainsi qu’une violation de la Convention pour l’interdiction des armes chimiques, à laquelle la Syrie a adhéré en 2013.

Il était de la responsabilité de la France d’agir.

Nous saluons la volonté permanente du président de la République et du Premier ministre d’y associer la représentation nationale. Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ont été tenus au courant de l’imminence des frappes, les présidents des groupes parlementaires et des commissions concernées étaient réunis en leur présence aujourd’hui à Matignon et nous aurons un débat dès demain dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Nous retenons des échanges qui ont eu lieu à l’initiative du Premier ministre que la priorité de la France n’a pas varié : permettre l’émergence d’une solution politique durable au conflit qui déstabilise la région depuis sept années et qui a causé la mort de plus de 500.000 personnes.

La France a toujours été en première ligne pour dénoncer les violations du droit international et les atrocités du régime syrien, en particulier à l’égard des populations civiles. Cette intervention, dans la continuité de la position française, était rendue nécessaire par l’ascendant pris par le régime en recourant à des méthodes d’une telle brutalité et contraires au droit. 

Nous nous tenons donc aux côtés du président de la République dans son souhait, non seulement de faire respecter le droit international en ne laissant pas impunie l’utilisation d’armes chimiques à l’endroit de populations civiles, mais aussi de poursuivre les efforts diplomatiques avec l’ensemble des acteurs de la région pour que chacun s’engage sur le chemin des négociations et de la paix. »

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