TGV Nancy-Lyon : "Nombre d’élus locaux, régionaux et parlementaires ont d’ores et déjà signé une pétition"

TGV Nancy-Lyon : "Nombre d’élus locaux, régionaux et parlementaires ont d’ores et déjà signé une pétition"

TGV Nancy-Lyon : « Nombre d’élus locaux, régionaux et parlementaires ont d’ores et déjà signé une pétition »

Lors de la séance de questions au gouvernement, Laurent Garcia a interpellé Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, au sujet de la fermeture des lignes TGV Nancy-Lyon dans le Grand Est, en raison des travaux de rénovation de la gare de Lyon-Part-Dieu. Faisant écho à une pétition d'élus de la région, le député de Meurthe-et-Moselle, apparenté MoDem, a insisté sur la forte inquiétude des Lorrains au sujet de ce programme de fermeture.

Retrouvez la vidéo et le texte de sa question, ainsi que la réponse de la ministre :

 

[Seul le prononcé fait foi]

Dans le Grand Est, la nouvelle vient de tomber : la fermeture envisagée par la SNCF dès l’an prochain des lignes TGV entre Nancy et Lyon contraindrait les voyageurs à passer par Marne-la-Vallée, ou alors Metz au Nord puis Strasbourg vers l’Ouest.

Les questions quasi systématiques des citoyens et des élus locaux sont : Où est le bon sens ? Est-ce bien raisonnable ?

Au sein des permanences parlementaires, les réactions des citoyens sont de plus en plus nombreuses, les élus de tous bords se font interpeller, et un vent de panique semble s’emparer des voyageurs les plus âgés ainsi que des familles qui appréhendent d’ores et déjà les changements itératifs de trains dans les différentes gares, avec enfants et bagages, là où le trajet jusqu’alors était direct.

Forte inquiétude aussi sur le coût des billets pour rallier une gare à l’autre qui est pressenti par tous, à la hausse.

Nombre d’élus locaux et régionaux, comme des parlementaires, de toutes sensibilités politiques, ont d’ores et déjà signé une pétition et certains se sont bruyamment émus de cette fermeture en qualifiant la Lorraine de futur « cul-de-sac ferroviaire ».

Les réactions sont d’autant plus épidermiques que ce sont plus de 850 millions d’euros qui ont été investis par la Région Grand Est et les collectivités pour être desservies par le TGV.

De plus, qu’adviendra-t-il de l’ouverture européenne de Strasbourg avec cette suppression ? La question revient sans cesse.

L’origine de cette situation, mise en avant, serait la réalisation des travaux de rénovation de la gare de Lyon Part-Dieu. Vraiment ?

Dans les faits, le questionnement subsiste, y compris sur l’aspect transitoire ou définitif de la décision. Localement, ces réactions sont d’autant plus vives que nous sommes dans le même temps, dans l’expectative du devenir de la ligne 14 Nancy-Merrey.

Vous avez su démontrer votre sens du dialogue et de l’écoute lors des discussions concernant le pacte ferroviaire, au service de l’intérêt général.

Pouvez-vous nous affirmer que vous allez déployer ce même sens de l’écoute envers les Lorrains, en particulier de Nancy, afin de renoncer à ce programme de fermeture de lignes, colonne vertébrale de l’activité économique, étudiante, entrepreneuriale et touristique de la région ?

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