Union européenne : "Il est plus que temps de se tourner vers le futur et le futur, ce sont les jeunes"

Union européenne : "Il est plus que temps de se tourner vers le futur et le futur, ce sont les jeunes"

Union européenne : « Il est plus que temps de se tourner vers le futur et le futur, ce sont les jeunes »

Lors de la séance de questions au gouvernement, Marguerite Deprez-Audebert a interrogé Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, au sujet de la place de la jeunesse dans le futur de l'Union européenne. La députée du Pas-de-Calais a ainsi appelé à une implication de l'Ecole pour donner envie d'Europe à la jeunesse ; en particulier à la veille des élections européennes de 2019 lors desquelles elle va accomplir un de ses premiers actes d'adulte citoyen.

Retrouvez la vidéo et le texte de sa question, ainsi que la réponse du ministre :

[Seul le prononcé fait foi]

Il convient en ce mois de l’Europe- c’est ainsi que nous l’avons nommé dans les Hauts de France !-  de prendre du recul pour regarder le chemin déjà accompli avec nos partenaires européens, mais aussi et surtout, de réfléchir au virage que nous souhaitons faire prendre à l’Union. C’est la démarche fondatrice de la Grande Marche pour l’Europe.

L’adhésion au projet européen est en panne : dans mon département du Pas-de-Calais, terre fertile en jumelages il y a 50 ans,  l’euroscepticisme prévaut désormais, en particulier chez les populations touchées par le chômage et la désindustrialisation. Il est plus que temps de se tourner vers le futur et le futur, c’est les jeunes. Ces jeunes, dont beaucoup seront appelés à voter pour la première fois, aux élections européennes de mai 2019, se demandent ce que l’Europe a à leur offrir. Les statistiques électorales montrent qu’ils se désintéressent de ce scrutin : 73% des 18-35 ans n’ont pas voté en 2014. C’est pourtant la jeunesse qui est la première concernée par l’évolution de l’Europe. Cette jeunesse qui doit être interpellée lorsqu’elle entend des déclarations venues de Pologne ou de Hongrie s’affranchir de nos valeurs humanistes, et que tout appelle à réagir pour donner à l’Europe la forme de  ses aspirations.

Je pense particulièrement aux 2 millions de jeunes de la génération née fin 1999, 2000  et début 2001 qui vont voter pour la première fois en juin 2019 et dont le premier bulletin de vote devra être -nous le souhaitons- pour l’Europe.

C’est à nous, à l’échelon national, qu’il revient de transmettre l’Europe. Cette œuvre est initiée par l’enseignement civique mais reste circonscrite à une dimension très académique de l’éducation. Des associations comme le Mouvement européen ou les Jeunes européens s’engagent déjà sur le terrain, dans des classes, des centres de formation ou auprès de jeunes actifs pour dire que l’Europe c’est la paix, la prospérité, la mobilité, mais que l’Europe c’est surtout une formidable opportunité pour tous. Je suis convaincue que ces actions vont dans le bon sens,  et doivent être stimulées. Il en va de même pour l’initiative de la Commission européenne consistant à mettre en jeu 15 000 tickets Interrail pour des jeunes de 18 ans afin de leur permettre de découvrir l’Europe le temps d’un été. Associer l’école à ce type d’initiatives de sensibilisation et de découverte permettrait d’offrir un écho plus large à des opérations fondatrices de la citoyenneté européenne des jeunes.

Ma question est donc la suivante : que comptez-vous faire pour donner envie d’Europe à notre jeunesse, à ces « primo-votants » pour les inciter à accomplir leur premier acte d’adulte citoyen l’an prochain ?

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