Assises de l'école maternelle : "Abaisser à 3 ans l’âge de scolarisation obligatoire, c’est reconnaître une véritable école tournée vers l’épanouissement de l’enfant"

Assises de l'école maternelle : "Abaisser à 3 ans l’âge de scolarisation obligatoire, c’est reconnaître une véritable école tournée vers l’épanouissement de l’enfant"

Assises de l’école maternelle : « Abaisser à 3 ans l’âge de scolarisation obligatoire, c’est reconnaître une véritable école tournée vers l’épanouissement de l’enfant »

Lors de la séance de questions au gouvernement, Aude Luquet, députée de Seine et Marne, a interrogé Jean Michel Blanquer, ministre de l'Education Nationale, sur l'annonce du Président de la République lors des "Assises de l'école maternelle". Elle a ainsi exprimé le soutien du groupe Mouvement Démocrate et apparentés à l'abaissement de l'âge de scolarisation obligatoire à 3 ans, en rappelant également la nécessité de mieux encadrer les enfants par la formation des enseignants.

Retrouvez le texte et la vidéo de sa question, ainsi que la réponse du ministre :

[Seul le prononcé fait foi]

Le président de la République a annoncé ce matin lors des « Assises de l’école maternelle » un abaissement à 3 ans de l’âge de scolarisation obligatoire. Si cette annonce apparait, pour certains, comme symbolique, elle reconnait la maternelle comme une véritable école tournée vers l’épanouissement de l’enfant, l’acquisition du langage, et le moyen de lutter contre les inégalités sociales.

Abaisser à 3 ans l’âge obligatoire de l’entrée à l’école, c’est ainsi affirmer l’importance décisive des premières années de vie pour les apprentissages et prévenir le décrochage scolaire en réaffirmant la place essentielle du langage dans la construction de l’enfant. Comme il a déjà été rappelé dans cet hémicycle, de nombreux enfants se retrouvent en difficultés de lecture et de compréhension dès l’école élémentaire. Ces enfants en mal de mots sont promis à mal apprendre à lire, à mal écrire.

Longtemps considérée comme exemplaire, l’école maternelle connait aujourd’hui des faiblesses en terme d’encadrement avec en moyenne 23 élèves par enseignant, quand, dans les pays de l’OCDE, cette moyenne est de 14 enfants. A cet effet, pourquoi, monsieur le ministre, ne pas s’inspirer de ce que vous avez initié pour les classes de CP et CE1, en étendant le dédoublement aux classes de maternelle.

Si le nombre d’enseignants est déterminant pour l’encadrement des enfants, se pose aussi la question de leur formation. Les besoins des enfants de cet âge nécessitent une spécialisation des enseignants, et les particularités de l’école maternelle, une adaptation de leur cursus. Il convient également de leur donner les moyens d’être innovants pour sortir des schémas habituels, de leur laisser la liberté d’agir avec des outils pédagogiques éprouvés, pour placer au centre de leur enseignement le bien-être de l’enfant.

Comment comptez-vous répondre, monsieur le ministre, à ces nouvelles approches, aussi bien en terme d’orientation pédagogique que de programme mais également d’implication des parents, et de l’ensemble des acteurs que ce soit entre autre les ATSEM ou les animateurs de centres de loisirs, pour que l’enfant soit au cœur de la réussite éducative ?

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