Orientation : "Un texte qui fait le choix de l’accompagnement et de la personnalisation"

Orientation : "Un texte qui fait le choix de l’accompagnement et de la personnalisation"

Orientation : « Un texte qui fait le choix de l’accompagnement et de la personnalisation »

 

Le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants a été présenté ce matin en Conseil des ministres. Un texte très attendu, eu égard aux manquements du précédent système, particulièrement mis en lumière cet été, lors duquel le tirage au sort a laissé des milliers d’étudiants sans affectation

« Je me réjouis de cette réforme qui sonne enfin le glas de la sélection par l’échec. La mise en place d’attendus, l’introduction d’une année de remise à niveau lorsque nécessaire, ou encore la naissance de ParcoursSup vont dans le bon sens.

Le texte présenté ce matin en conseil des ministres fait le choix de l’accompagnement et de la personnalisation, plutôt que de la sélection.

Nous serons vigilants lors du débat parlementaire à ce que les mesures de mise en œuvre de la réforme soient conformes à son esprit. »

Philippe Berta, député du Gard, membre de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation

 

Ainsi, si les objectifs exprimés par le gouvernement sont évidemment à saluer, l’examen du texte à l’Assemblée nationale devra permettre de clarifier plusieurs points :

  • Comment seront définis les attendus qui précèdent à l’acceptation des étudiants dans telle ou telle filière ? Il conviendra de porter une attention particulière à cette question, seule à même de garantir, non seulement une meilleure adéquation entre projet des étudiants et formation suivie, mais aussi un bon équilibre entre cadrage national, autonomie des universités et cohérence territoriale.
  • Quid de la temporalité des réponses sur la plateforme ParcoursSup ? Le choix – tout à fait pertinent – de permettre aux étudiants de faire dix vœux non hiérarchisés – doit s’articuler avec des solutions techniques et pratiques, qui permettent d’éviter des écueils dus à un effet de tension artificielle des filières.
  • Comment s’articulera la coordination des professionnels de l’orientation du secondaire et du supérieur, mais aussi du deuxième professeur principal en classe de terminale ? Si la mise en place d’un référent « orientation » parmi les enseignants est une bonne chose, il faudra garantir sa montée en compétence et lui permettre de s’inscrire dans une démarche de complémentarité avec les autres acteurs.

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