QAG relative à la déclaration du syndicat des gynécologues obstétriciens de France - Nathalie Elimas

QAG relative à la déclaration du syndicat des gynécologues obstétriciens de France - Nathalie Elimas

QAG relative à la déclaration du syndicat des gynécologues obstétriciens de France – Nathalie Elimas

 

Question au Gouvernement relative à la déclaration du syndicat des gynécologues obstétriciens de France, posée par Nathalie Elimas, députée de la 6ème circonscription du Val-d'Oise, à l'Assemblée nationale.

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    Seul le prononcé fait foi,

    Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé,

    La semaine dernière, le Syndicat des gynécologues obstétriciens de France (Syngof) a appelé ses adhérents à « faire scandale et être prêts à arrêter la pratique des IVG », utilisant cette menace comme un moyen de pression sur le ministère sur un tout autre sujet.
    En France, le pays de Simone Veil, un tel chantage est inadmissible.
    Vous avez d’ailleurs dénoncé, Madame la Ministre, et je suis en accord total avec vous, une « prise en otage des femmes ».

    Je veux rappeler que l’IVG constitue un acquis majeur et marque une étape essentielle dans la conquête de la liberté la plus fondamentale pour les femmes : celle de disposer librement de leur corps.
    Simone de Beauvoir avait dit : « n’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse, pour que les droits des femmes soient remis en question ».

    44 ans après la loi Veil, cette mise en garde est plus que jamais d’actualité, tant les attaques visant à remettre en cause l’IVG demeurent, en France, en Europe et dans le monde.
    Il est donc essentiel de ne jamais baisser la garde, et de toujours protéger cette liberté de choix donnée aux femmes.

    Madame la Ministre, pouvez-vous nous indiquer quelles suites le gouvernement compte donner à cette affaire, et quelles sanctions sont envisagées pour condamner cette prise de position inacceptable ?

    Je vous remercie.

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