Réforme de la SNCF : "Répondre aux enjeux de bonne gestion et d'aménagement du territoire"

Réforme de la SNCF : "Répondre aux enjeux de bonne gestion et d'aménagement du territoire"

Réforme de la SNCF : « Répondre aux enjeux de bonne gestion et d’aménagement du territoire »

Sur la base du rapport de Jean-Cyril Spinetta, le gouvernement a consulté l’ensemble des acteurs du système ferroviaire : la direction de la SNCF, les syndicats, les usagers, les régions, les autorités, les ONG.

Edouard Philippe et Elisabeth Borne ont ainsi proposé, lundi 26 février 2018, un nouveau « Pacte ferroviaire » entre la nation, la SNCF et les cheminots. Les principes clefs de ce projet de réforme de la SNCF seront votés avant l’été. Le gouvernement aura recours aux ordonnances et déposera un projet de loi d’habilitation au Parlement dès la mi-mars.

L’objectif du gouvernement étant que la concertation qui va être engagée dès le début du mois de mars débouche sur des articles de loi qui remplaceront les articles d’habilitation afin de réduire le contenu des ordonnances aux seuls aspects techniques.

Le Gouvernement a retenu 4 axes principaux pour le futur « Pacte ferroviaire » :

  • Construire une nouvelle SNCF : car l’entreprise est trop fragmentée.
  • Revoir le statut des cheminots, uniquement pour les nouveaux arrivants.
  • Moderniser la SNCF dans sa gestion financière et son efficacité.
  • Préparer le défi de la concurrence.

Le groupe MoDem et apparentés salue ce projet de réforme de la SNCF devenu indispensable face à la forte dégradation des infrastructures et à l’augmentation inexorable des coûts supportée par les usagers.

Les bons résultats pour 2017, publiés mardi 27 février par la SNCF, dans lesquels l’entreprise double son bénéfice net à 1,33 milliard d'euros ne suffisent pas à endiguer la dette structurelle du réseau.

Le rapport Spinetta pointe en effet une « situation préoccupante » marquée par des performances insatisfaisantes, symbolisées par la multiplication des retards et des pannes, des coûts d’exploitation en constante hausse et une aggravation de la dette.

L’exécutif fait donc preuve de courage politique dans sa gestion du dossier, lequel a été transmis de gouvernement en gouvernement durant plusieurs décennies. L’état du rail français s’est donc très fortement dégradé ces dernières années et implique ainsi une action gouvernementale d’autant plus forte.

Le groupe MoDem et apparentés se réjouit aussi du choix du gouvernement de ne pas reprendre à son compte la proposition du rapport Spinetta de supprimer les petites lignes. Une éventuelle transformation de ces voies doit être envisagée dans une réflexion globale relative à l’aménagement du territoire et au développement équilibré des métropoles et des périphéries.

 

Retrouvez aussi la réaction de Marc Fesneau sur les réseaux sociaux :

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